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31 choses que j'aime - 2019

Dernière mise à jour : 2 mars

2019

Jour 1: Mon chien

#31chosesquejaime

Ok, on est en mars. Ok, je reprends le projet 31 choses que j’aime que j’ai fait l’an dernier, inspirée par Janick qui lui, le fait en janvier. 31 choses que j’aime et me font vibrer, pour passer à travers cet hiver sans fin. Le faites-vous avec moi?

Je commence avec mon chien. J’aime ce chien, j’irais presque jusqu’à dire « plus que tout autre être vivant ». Je sais, c’est fort. Prenez-le pas mal, mais plus je vieillis, plus je préfère la compagnie de mon chien à celle des humains. Elle me réconforte et me fait rire, elle sent bon (la plupart du temps) et elle se couche contre moi de tout son poids. Elle est toujours exaltée de me voir rentrer à la maison (exaltée, c’est peu dire). Quand je pleure, elle vient mettre sa tête contre moi. Quand je danse, elle monte sur ma hanche pour être de la fête. Et quand je fais du yoga, elle se couche en travers du tapis. Elle est belle, elle est fidèle. Elle est très intelligente, surtout quand j’ai des croquettes au canard dans la main. Ah oui, faut le dire, elle est très possessive, c’est pour cela qu’elle a été déclassée de chez Mira, où elle devait avoir une carrière de chien d’accompagnement pour enfants autistes. C’est merveilleux car elle est maintenant dans notre famille et nous accompagne, tous, et nous aide à passer à travers les mauvais jours avec tout son amour. Bref, je commence mes 31 jours en lui rendant l’hommage qu’elle mérite.


Jour 2 : La poésie

#31chosesquejaime

Mars, c’est aussi le mois de la poésie. Pendant un mois entier, la ville de Québec vibre de poésie, grâce entre autre au superbe travail du Bureau des affaires poétiques. La poésie québécoise est tellement vivante, forte, diversifiée: je suis toujours médusée de voir combien peu de gens ici en lisent. Faut pas en avoir peur! Essayez! Prenez-en à la bibli si vous n’êtes pas sûr à la librairie (d’ailleurs les librairies gardent très peu de poésie en stock). Si pour moi la littérature a toujours été un refuge, c’est d’autant plus vrai pour la poésie. Je trouve toujours ce que je cherche en lisant de la poésie, et le plus beau est que la plupart du temps, je ne sais pas ce que je cherche. Faut lire aussi dans les silences, le blanc de la page. Faut prendre son temps, arrêter souvent. Relire. Je vous laisse avec cet extrait en photo du recueil “Les Adieux” de René Lapierre. Et peut-être demain je vais vous parler de pain.


Jour 3: I love Italian. And so do you.

#31chosesquejaime

C'est le mois de mars, et je vous ai déjà parlé l'an dernier de mon amour pour les zepolle, ces pâtisseries italiennes frites et fourrées à la ricotta, seulement disponibles durant le mois de Joseph. Alors je ne vous en parle pas (mais courez en chercher!). J'aime la bouffe italienne. J'aime quand mon chum fait son bouillon pendant des heures, et ensuite il fait de la soupe avec des petites billes qui flottent. J'aime sa lasagne aux boulettes de veau. J'aime son risotto au safran. J'aime quand, comme ce midi, on lunch avec une pizza froide à la tomate, des antipasti calabrais en pot et des aubergines marinées, et de l'huile piquante. Après on se fait un corretto, ce café ''corrigé'' à l'alcool. Après on fait une sieste.

Alors je vous mets ce petit vidéo, je ne me tanne pas de le regarder. You guys like Italian?



Jour 4: L'Amérique de Bo Wayne @my_a.meri.ca

J'ai rencontré Bo dans un ferry sur le Bosphore, entre l'Europe et l'Asie. Bo, chocolatier new-yorkais, était en R&D de nouvelles saveurs en Turquie: c'est clair que je voulais être son amie. Bo est un artiste, un artisan, et un homme extraordinaire. On a passé quelques heures ensemble à Istanbul et, depuis, j'apprends à le connaître toujours plus. À travers ses chocolats, bien sûr, mais aussi à travers ses sages conseils qu'il m'a donnés quand j'étais un peu perdue avec mon fils, ses visites guidées-gourmandes de son quartier à NY, à travers ses textes magnifiques quand il voyage autour du monde (personne n'écrit des lettres d'amour à des villes ou à des pays comme il le fait!). Et dernièrement, je le découvre grâce à son nouveau compte Instagram My America, et c'est ce que je veux partager avec vous. Il a dépoussiéré des boîtes de photos qu'il a prises dans les 30 dernières années, des photos d'une Amérique fantastique, qui n'existe plus vraiment. Les textes qui accompagnent les photos sont à lire absolument. Pour se réconcillier un peu avec l'Amérique. Merci Bo.

Jour 5: les bibliothèques municipales

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Ma mère dit que quand j'étais petite, je lisais tellement de livres que la bibliothèque municipale de St-Eustache était obligée de commander des nouvelles collections juste pour moi. Je pense que c'est une exagération de mère, mais peut-être pas. J'adore les biblis! Quand les enfants étaient petits, on sortait de la bibli avec des sacs pleins de bd, de livres de brico, de livres de cuisine. Maintenant, les enfants y vont moins mais moi je prends encore de tout! Comme écrivaine, c'est aussi super: vous saviez qu'on reçoit une redevance chaque année du programme de droit de prêt public : celle-ci n'est pas basée sur le nombre de fois que ton livre est emprunté, mais sur sa présence dans un échantillon aléatoire de biblis à travers le Québec. Donc pour encourager les auteurs, si vous n'avez pas les sous pour acheter leur livre, assurez-vous que votre bibli le commande, via la boite de suggestions, par exemple. Ma dernière découverte: la bibli d'Ahuntsic tient une ''Grainothèque'', inspirée de celle de Paris: on peut emprunter des semences, les faire pousser et les remettre (si possible) en fin de saison. C'est super pour assurer la biodiversité et le patrimoine horticole!

Jour 6: Brad, it's Alive, Bon Appetit

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J'ai découvert Brad grâce à des collègues avec qui je n'arrêtais pas de parler de mes expériences de chimiste en herbe pour tout ce qui est fermentation. Je ne connaissais pas Brad? Pas possible! Ses vidéos sont hilarants, pas du tout prétentieux, avec un montage qui laisse beaucoup de place au naturel. Brad fait beaucoup d'expériences de fermentation (that's why it's alive!) mais pas uniquement. Ses trucs sont bons, parfois il faut du matériel complexe - comme dans la vidéo ci-bas pour faire de l'ail noir-, mais la plupart du temps, c'est plutôt simple. L'atmosphère de cuisine laboratoire du Bon Appetit me rappelle les coulisses du Holder, les expérimentations, les tests de goûts, etc. Le magazine Bon Appetit s'est vraiment bien adapté aux réseaux sociaux et son approche marketing est géniale: contenu solide, diversifié mais surtout authentique, et c'est devenu pour moi une bonne référence en matière de cuisine, et je dirais même, de divertissement.

Jour 7: Mon quartier Ahuntsic. Le Boisé St-Sulpice

J’adore mon quartier, j’adore sa qualité de vie. Après 20 ans sur le Plateau, j’étais un peu déboussolée quand je suis arrivée à Ahuntsic, mais maintenant j’aime tellement ses grands espaces et sa tranquillité que je me demande pourquoi je n’y suis pas venue avant. Il y a plusieurs très beaux coins ici, mais j’aime particulièrement le boisé St-Sulpice. Tout près du Centre Claude-Robillard et du Cegep, cet îlot de verdure accueille plein d’oiseaux, des sentiers, un étang minuscule dans lequel Tarka et sa bff Molly aiment se rafraîchir l’été. Il n’y a jamais personne, c’est incroyable. Avec l’Italien ont y a fait du ski de fond durant la dernière tempête, j’aime y écouter les pics bois, et Tarka aime se ramasser une branche et courir avec en nous cognant les mollets ou, comme ici, juste se rouler dans la neige. Ça fait du bien de la nature en pleine ville, c’est précieux.

Jour 8: Period. End of Sentence.

Gagnant d'un Oscar, ce court métrage parle de règles et de femmes. Et bien sûr, je vous en parle aujourd'hui, en ce 8 mars. La prémisse du film est la suivante: quand une fille a ses règles en Amérique, elle va peut-être manquer un jour de classe. En Inde, elle devra arrêter l'école, car l'accès aux serviettes et aux toilettes est presque inexistant. Le film est tout sauf gnan-gnan: le projet est d'offrir aux femmes de régions rurales la possibilité, grâce à une machinerie simple et des matériaux locaux et biodégradables, de devenir des actrices de changement. Les femmes deviennent entrepreneures et travaillent à faire, vendre, promouvoir des serviettes hygiéniques, et les filles peuvent aller à l'école. Beaucoup de pudeur et de force dans ce film: prenez donc 30 min sur votre pause lunch pour regarder le film en entier sur Netflix. Vous pouvez aussi contribuer pour offrir d'autres machines dans d'autres villages.

(En pensant, on va pas se donner trop de tapes dans le dos en Amérique: un membre de l'Académie avait dit, sous le couvert de l'anonymat, que ce film ne pourrait jamais gagner un Oscar, car le sujet des menstruations était trop ''icky''. Il y a encore beaucoup de batailles à mener!).

Jour 9: la bouffe indienne/Malhi Sweet

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J’aime les épices, j’aime la bouffe goûteuse. L’hiver, la bouffe indienne me réconforte! J’aime beaucoup en cuisiner, et pour cela aller faire mon épicerie rue Ontario au New Madina Supermarket. Il y a beaucoup de bons choix à Montréal pour manger indien, mais notre resto de prédilection reste chez Malhi Sweets sur Jarry. Les aubergines (une espèce de purée qui goûte le ciel) épicées sont mon plat préféré. On prend souvent en take-out, mais parfois on s’assoie et on mange sur place, entre les tv qui jouent des Bollywood et des cadres croches de célébrités qui sont passées par là. Y a de la bière dans des bucks froids ou, mon pref, des verres de vino maison remplis jusqu’au bord pour 6$. Faut pas être trop snobs!

Jour 10: les amies

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J’ai le privilège d’avoir de très très bonnes amies. J’ai des amies proches, des amies qui habitent d’autres pays, des amies à qui je parle tous les jours, des amies à qui je ne parle pas durant plusieurs saisons, des amies à qui je demande conseil pour une recette, ou conseil sur comment passer à travers un moment difficile. J’ai des amies qui m’ont aidé à faire des boites durant des déménagements difficiles et parfois je retrouve encore leur écriture sur des cartons au sous-sol. Ça me fait sourire. Leur amitié m’accompagne partout, en tout temps, parfois c’est en silence quand j’ai besoin de distance, mais je sais qu’elles sont là pour moi et leur amitié me rend plus forte. C’est vraiment un privilège et je ne pouvais pas ne pas parler de vous, de votre amitié. Merci mes amies, merci.

Jour 11: Marcher dans les flaques d’eau

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Quand mon chien est entré dans ma vie, j’ai compris soudainement que j’allais devoir sortir dehors tous les jours, beau temps mauvais temps, pour prendre des marches. Mon chum m’a traînée dans un magasin de chasse et pêche et là je me suis payé un petit luxe, des bottes Chameau. J’adore mes bottes. Je les mets 3 saisons. Mais je veux pas vous parler de mes bottes mais de ce plaisir retrouver de marcher dans les flaques d’eau. Comme les enfants. Je marche en splashant partout, je ne fais aucun détour, je fonce dans les flaques. C’est assez jouissif.

Jour 12: les amélanches

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La lumière appelle le printemps et l’été et j’ai le goût de vous parler de mon amélanchier mais surtout de ses beaux petits fruits: les amélanches. Il était déjà là quand nous sommes emménagés et c’est mon voisin Marc, il me semble, qui m’a dit que cela donnait de beaux fruits, mais que la compétition avec les oiseaux était féroce. Moi je pensais juste que l’amélanchier était un livre de Jacques Ferron. He non! En anglais, une variété assez connue d’amélanche s’appelle “Saskatoon berry”, c’est un fruit qui était très prisé par les autochtones et qui a aussi donné le nom à la ville. Le mot anglais viendrait d’une mauvaise adaptation du mot cri: misâskwatômina (le fruit de l’arbre à plusieurs branches). J’arrête pas de prédire que ce fruit deviendra le nouveau super aliment, car il a vraiment beaucoup de propriétés. Mais il n’y a que les oiseaux et les écureuils qui m’entendent. En attendant l’été, je rêve au sorbet violet d’amélanches que je ferai avec ma prochaine récolte!

Jour 13: Le cerveau humain (et, accessoirement, les Ted Talk)

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Le cerveau humain me fascine toujours, et plus la neuroscience évolue, plus les découvertes sont à couper le souffle. Comme j’aime apprendre (de façon générale) et que je suis dans un moment (en particulier) où j’essaye de comprendre mon cerveau, une lecture m’a menée à ce neuroscientifique indien, Dr Ramachandran, et ses découvertes sur les neurones miroirs (ou neurones de l’empathie). Je ne vous en dis pas plus, mais il a aussi un autre Ted Talk du même spécialiste sur les membres fantômes et sur la synesthésie.

Jour 14: mon frère

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Quand je pense à mon enfance, je pense à mon frère: c’était mon seul ami pendant longtemps. On se parlerait dans nos walkie talkies à travers nos garde-robes respectifs. On jouait au GI Joe ensemble, et au Lego. Nos vies ont fait en sorte qu’on vit à 7h de distance, alors on se voit pas si souvent, mais quand on est ensemble, c’est comme si on ne s’était jamais quittés. J’adore voir ses enfants, j’adore jaser bouffe avec lui. Je le trouve beau et inspirant, et il me manque 362 jours par année. Mais ce soir on est ensemble chez mon père et on regarde une game d’hockey, alors... je vous laisse pour aller le rejoindre.

Jour 15: le vin blanc (avec des glaçons)

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Peu importe que le vin soit déjà froid: j'aime mon vin blanc avec des glaçons. J'aime entendre le bruits des glaçons qui s'entrechoquent et j'aime que cela vous choque un peu. J'ai une collègue adorée qui m'a dit: ''True, you're a mom! It's such a mom thing to put ice cubes in white wine.'' Well, so be it. Moi j'appelle cela: boire à la californienne - mais je ne retrouve plus du tout la source de cette expression, possible que je l'ai inventée. Il est 17h. Bon vendredi, bon verre de vin.

Jour 16: The Fitness Marshall

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L’an dernier je vous parlais de Yoga with Adriene. J’aime toujours Adriene, mais j’ai découvert, sur les conseils d’une amie, The Fitness Marshall. Pour faire de l’exercice à la maison, se donner de l’énergie, pas se prendre trop au sérieux, y a rien comme ce gars qui nous apprend des chorégraphies sur des tounes pop. C’est vivifiant, sale et sensuel, pas mal drôle. Les effets visuels risquent de me donner des crises d’épilepsies mais sinon, c’est parfait pour tous les âges (les petits neveux ont adoré) et on sort des sentiers battus en terme d’image corporelle, et ça, ça fait du bien!

Jour 17: voir une fleur éclore

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C’est comme une naissance, on l’attend, on l’observe, on espère que ça se rendra à terme. Et puis un matin ça vient. J’ai sorti mes amaryllis un peu tard du sous-sol, mais aujourd’hui elles m’annoncent que le printemps est tout près. Elles me rappellent aussi la grande vérité de la nature: après un temps dans la noirceur, la vie et les couleurs reviennent.

Jour 18: Jack Donaghy

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Lundi soir, lendemain de la St-Patrick, c’est le moment parfait pour vous parler de Jack, ce personnage créé par Tina Fey pour la serie 30 Rock. Alec Baldwin incarne avec brio cet executive d’une grande corporation, capitaliste, républicain, ambitieux et carriériste, un peu sexiste, un peu raciste... un personnage qui n’a rien pour lui au départ mais qui est tellement drôle et humain, qu’on ne peut que s’attacher à lui et rire de ses très absurdes conseils qu’il donne à Liz Lemon (Tina Fey), dont il est le mentor personnel. Je ne sais pas pourquoi je le trouve si attachant et rassurant comme personnage (mélange de requin et de dad figure!), mais quand j’ai besoin de rire et décrocher, y a rien comme écouter Jack Donaghy.


Jour 19: Préparer une pomme grenade

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Tout d’abord, je la tranche d’un bon coup de couteau. J’adore voir son sang gicler et tacher la planche, tacher mes ongles. Alors que j’admire la parfaite ordonnance de ses grains vermeils, je les arrache doucement et là est mon moment préféré: le bruit des grains qui se détachent de la peau épaisse comme un vieux cuir. Quand on les dépose sur du riz, ils brillent comme des grenats.

Il y a une satisfaction sensuelle à préparer une pomme grenade, pensez-y la prochaine fois en regardant le blanc beurre des peaux vides, le jus rosé sur le couteau, alors que vous croquez dans la petite résistance du grain, avant de l’avaler et d’en prendre un autre dans le bol rempli de petits bijoux qui luisent.

Jour 20: My Dad Wrote a Porno (podcast)

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J'aimerais écouter plus de podcast, mais j'accroche rarement. Mais je dois dire que ce podcast british, référé par un collègue, m'a tellement fait rire que je me suis enfilée les 4 saisons d'un trait, en riant à gorge déployée dans le métro sans aucune retenue. Qu'est-ce que c'est? Toutes les semaines, Jamie, James et Alice se retrouvent pour écouter Jamie faire la lecture d'un chapitre de ''Belinda Blinked'', un (très) mauvais roman érotique écrit par... Rocky Flintstone, le père de Jamie! Ils commentent, à chaud, autant sur l'impossible structure narrative, la pauvreté du vocabulaire, l'inconsistance des personnages et l'absence abyssale de connaissance du corps féminin (et que dire de la prétention de conseils de vente et business, car l'action se déroule chez Steele Pots and Pans). C'est pissant! Vous avez compris que, même s'il n'y a rien d'érotique là-dedans, ce n'est pas un podcast à écouter en famille, car c'est pas mal cru. Mais avec l'accent anglais, tout semble plus élégant, non?

Jour 21: Faire du pain au levain

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L'an dernier je vous disais combien j'aimais les pains (normal, j'étais au Brésil et je me bourrais dans les petits pains au fromage, pão de queijo). Cette année, j'ai découvert le challenge de faire du pain, en travaillant avec du levain. Cela m'a pris quelques mois et plusieurs pains donnés aux oiseaux car ils ressemblaient davantage à des briques qu'autre chose, mais je commence à être satisfaite des résultats! C'est un exercice d'humilité, de patience (cela se fait sur 2-3 jours, avec beaucoup de petites étapes de quelques minutes) et maintenant j'ai beaucoup de respect pour cet aliment. Moi qui adore faire des ''tests'' en cuisine, ici faut pas trop niaiser avec les pourcentages et les grammes. Évidemment, j'essaie tout de même. Ici une photo d'un test réussi: pain aux raisins, baies de goji et épine-vinette. Dites-moi pas de commencer à en vendre: c'est comme l'amour et le tricot, je fais juste cela pour mes proches, ça vaut pas le trouble sinon.

22: Les jardins communautaires

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Il est pas beau mon Italien dans son jardin communautaire? Hier j’écoutais mon chum essayer de convaincre son frère de se prendre un jardin près de chez lui au lieu de défaire les aménagements paysagers de sa nouvelle maison: « c’est le fun de parler avec les gens, ils te donnent des trucs, ils partagent leur récolte avec toi, les outils sont bien entretenus. Il y a même des gens qui ont plusieurs jardinets, car ils offrent leur récolte à des organismes pour aider ceux dans le besoin. » Et son argument de poids: « Y a beaucoup d’Italiens qui ont un jardin. »

Que dire de plus? On a été chanceux à Ahuntsic car on a eu un jardin dès notre demande l’an dernier. C’est le projet de mon chum car moi je suis trop fatiguée pour m’occuper d’autre chose de vivant (et j’ai aussi une tonne de plantes vertes et mon jardin de fleurs!), mais ce week-end il va planter les semis, et chaque étape est excitante. Bon printemps!

23: Le bouillon de poulet

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Le bouillon de poulet de mon chum est le meilleur. Il a porté à l'état d'art cette simple chose qu'est un bouillon. Il est simple, salé, goûteux, réconfortant (mon chum ou le bouillon? pas clair, hein?). Chaque automne, je lui dis qu'il devrait se promener et vendre des tasses de bouillon et il deviendrait riche. Bon peut-être pas riche, mais il ferait du bien à l'humanité. Il en fait presque tous les week-ends, cela sent bon dans la maison. On s'en vole une tasse pendant que cela mijote et on ajoute une tasse d'eau dedans pour ne pas que ça paraisse. Ensuite, il fait de la soupe aux billes, de la soupe au tortellinis ou du risotto, ou n'importe quoi. N'importe quoi goûte bon avec ce bouillon.

24: Rose

Rose, notre Rose, est partie cette nuit. La semaine dernière, avec mon frère, nous étions auprès de notre grand-mère, et elle riait et blaguait, et on se remémorait les années de notre enfance, au chalet du lac Vézeau, le pédalo, les tournois de dards, les confitures de fraises des bois qu’elle cuisinait, servies sur du pain blanc aplati au fer sur le poêle à bois. ''C’est du passé tout cela.’’ a-t-elle dit. Jeune fille fière du haut de ses 90 ans, elle ne voulait pas partir. De Rose, je garde comme souvenir sa lucidité et son humour, sa constance à la marche et au ski de fond, son pain au zucchini et sa salade chinoise, sa force, son talent de tisseuse, son amour pour les nouveau-nés. Son bel entêtement. Elle est née au solstice d’hiver et chaque année, elle nous rappelait que c’est à partir de ce moment de noirceur que les journées rallongent. Que la lumière brille sur toi, belle Rose-Aimée, tu seras toujours la plus belle Rose pour nous, et la plus aimée.

24: Les grues d’origami

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Il y avait longtemps que j’avais plié des grues d’origami. Au Japon, elles sont un signe de longévité et une légende dit que si on plie 1000 grues, nos voeux de santé, longévité ou bonheur seront exaucés. Hier j’ai eu envie de plier des grues, car les gestes précis et répétitifs me calment. Même si j’ai beaucoup de papier d’origami, j’aime les plier dans autre chose, pour leur donner un sens secret. Je partage avec vous le secret des plis de cette série (il y a une dizaine de grues ce matin dans mon bureau) faite avec des toiles du Douanier Rousseau. Depuis que j’ai vu « Le Rêve » au MoMA il y a une vingtaine d’années, j’aime beaucoup ce peintre. J’aime sa vision de la nuit et de la mort, les textures du vert, le sauvage et le sacré. Ici vous retrouvez la Bohémienne endormie. J’aime comment l’origami révèle seulement certains détails de la toile. C’est pour moi une forme de poésie. Bonne journée.

26: Les gens qui jouent du piano

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Aujourd’hui je suis entrée dans un grand magasin de livres et à l’étage j’ai entendu des notes de piano. Quelqu’un, un inconnu, un client, un passant, jouait une très belle pièce sur le piano à queue. Puis il s’est levé et est reparti. Mais pendant l’instant d’une pièce, il y avait eu entre nous, tous les inconnus présents, un fil invisible fait des notes de musique. Comme si les ondes de la musique nous attachaient ensemble. Le piano me fait cela. Dans notre maison de l’avenue Laval, il y avait un ancien piano mécanique, et les musiciens de passage le faisaient chanter. Je me souviens de Laura et les valses d’Amelie Poulin. Quand les gens jouent sur les pianos publics dans les rues de Montréal, je m’arrête. Il y a une générosité et une vulnérabilité à jouer ainsi, à vif, de façon imparfaite, pour le simple plaisir, et je suis pleine de gratitude pour ce don.

27: la luminothérapie

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Ce n’est pas juste « une impression » que la lumière nous fait du bien. Quand notre iris perçoit la lumière, il envoie un message au cerveau qui supprime la production de mélatonine. Lorsque le soir tombe, la lumière décline et le cerveau produit de la mélatonine: c’est ce qui règle le cycle circadien si important à toute nos fonctions (dont, bien sûr, le sommeil!). Trop de mélatonine: on est amorphe, ralenti, endormi, déprimé... comme dans « dépression saisonnière ». Les habitants des pays scandinaves utilisent beaucoup les lampes de luminothérapie, on commence à en voir ici. J’en ai une (en fait 2!), mais je préfère encore sortir un peu ou me mettre la face au soleil dans mon bureau. Sans les feuilles, l’hiver, mon bureau bénéficie de plusieurs heures de lumière intense. Ce que mes amaryllis apprécient... et moi aussi!

28: le jus d’orange fraîchement pressé (par mon homme, servi dans mon lit)

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Quand c’est la saison des oranges, mon chum va chez Canadawide et achète une caisse d’oranges. Habituellement c’est une caisse, une fois par hiver. Et avec ces oranges, tous les matins, il fait du jus, avec son beau presse-jus manuel acheté chez Monas il y a quelques années (manuel, c’est important, car ça veut dire silencieux!). Et comme il se lève tôt le matin, il me fait un petit verre de jus, avec 2-3 oranges - j’ai aucune idée combien!- et me l’apporte dans mon lit. Il y a dans ce jus, pressé au plus froid de l’hiver et au plus noir du matin, tant de lumière et de chaleur, d’amour et d’attention, que ça rayonne en moi toute la journée, et peut-être même toute l’année car juste en vous en parlant j’ai l’impression de sentir l’écorce, et de goûter à l’or liquide et sucré de ce jus d’orange fraîchement pressé.

29: L'odeur des bêtes

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J'aime l'odeur des bêtes comme j'aime l'odeur des hommes. Souvent, je mets mon nez dans le pelage de mon chien, et je prends un grand respire. Ce chien sent bon, et son odeur me rassure. Aujourd'hui, mon amie Josée, cette femme merveilleuse et généreuse, m'a invitée à faire de la méditation à cheval à la Ferme Equa. Wow. Je ne connais pas trop les chevaux, alors j'étais un peu intimidée. Finalement, c'est comme des gros chiens. Ça sent nos émotions. Moi je rêve d'avoir l'odorat des animaux, mais en attendant, j'ai juste un odorat d'humaine. Je me suis mis le nez dans le doux du cou d'Allegria et de Sam (pas trop proche parce que j'étais encore impressionnée), là où ça sent chaud. Juste l'odeur des bêtes, c'est déjà une méditation.

30: Le son des cloches des églises

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Je ne sais pas trop à quand remonte mon amour envers les cloches des églises. Je déteste les sons forts, alors c’est un peu contradictoire mais il est vrai qu’on entend la plupart du temps le bruit des cloches de loin. J’aime que cela dicte la journée, à midi et 18h. Quand les enfants étaient petits et jouaient dans la ruelle de l’avenue Laval, tous savaient que quand les cloches sonnaient, c’était le temps de rentrer pour souper. Pour moi ce n’est pas religieux, c’est une musique qui ponctue le temps des habitants d’un quartier. Quand toutes les cloches de la ville ont sonné en chœur au matin du 375 anniversaire de Montréal, j’étais devant une église, prête. Prête à entendre, à recevoir et à résonner avec les cloches. Les cloches, c’est les grandes célébrations, les naissances, les mariages et les départs mais c’est aussi un rappel chaque jour, quand je les entends, un rappel de ces moments et de ces gens.

31: Le cachemire

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Je vous ai partagé mes douceurs durant 31 jours. Pendant 40 ans j’ai détesté le mois de mars, mais on dirait que depuis que je fais cet exercice, ça me distrait de la neige, du froid, de la slush, des rhumes, des drames et de l’hiver qui ne finit pas, ça me distrait car je tourne mon regard vers les petits détails du quotidien qui allument ma journée, et aussi vers vous, avec qui je partage ces moments. J’apprends aussi, à travers les entrées de celles qui participent, à découvrir d’autres petits bijoux. J’espère que ce sera contagieux et que d’autres feront cet exercice, ici, ailleurs, dans leur calepin. Ok alors le cachemire. Je suis sensible aux matières, et depuis que j’ai découvert le cachemire, ma vie a changé. Chaque année j’en reçois en cadeau, j’en achète. Parfois du cher, mais parfois aussi au Village des valeurs! J’ai des doudous en cachemire, des foulards, des chandails, des tuniques, des vestes, que j’ai mis autant à -30 qu’à +20 degrés(je sais pas c’est comme magique?). Mon chum a même des pantalons pyjama en cachemire et, quand j’ai besoin de la thérapie totale, je m’habille de cachemire de la tête au pied et je.suis.ben. Certains vont au spa, moi je me mets en cachemire. Y a rien de plus réconfortant. La semaine dernière je suis passée au magasin de laine et j’ai acheté une petite balle de 25g pour tricoter des chaussettes à nouvel humain qui vient d’arriver sur terre. Tricoter du cachemire, c’est aussi bon qu’en porter. Allez, le mois de mars est terminé, je vous souhaite la douceur. On recommence l’an prochain, vous embarquez?




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